Si je te parle de t’arrêter ?

Te reposer ?

Recharger tes batteries ?

Cela te fait fuir ?

Ou tu tends l’oreille parce qu’au fond tu sais que tu n’en peux plus, que tu en as profondément besoin sans savoir comment t’y prendre?

La bonne nouvelle, c’est que cet article va t’expliquer comment et pourquoi faire des pauses est salvateur, et peut devenir très facile en écoutant ton cycle menstruel.

Ralentir, pourquoi faire ?

J’ai longtemps été une allergique à l’arrêt.

Au repos.

Le pire, c’est que je ne m’en rendais pas compte.

J’avais l’impression de me reposer.

Mais c’était un leurre. (#DealerAvecSaConscience)

Mon esprit tournait en tâche de fond, avec des « choses à faire plus tard », « des trucs à penser pour les 6 prochains mois », des envies, des regrets.

Bref.

Au rayon du Namasté, j’étais recalée.

Et un beau jour, j’ai réalisé que j’étais très fatiguée. Fatigue qui tutoyait l’épuisement, parce que le « simple » sommeil ne permettait plus une sensation d’être reposée.

Avec le recul, tous les signes avant coureurs étaient déjà présents : un sommeil peu réparateur, des tensions musculaires récurrentes, une irritabilité constante.

Mais je trouvais toujours une raison X ou Y pour justifier ce que je ressentais.

Alors qu’il fallait « simplement » reconnaître cette fatigue, et accepter de ne rien faire. Se confronter au « vide » d’activités et me restaurer, profondément.

Le yoga, que je pratiquais volontiers dans sa forme dynamique (vinyasa) ne pouvait pas grand chose pour moi à ce moment là. Parce qu’il fallait chercher plus loin : dans un changement global du tempo de mes activités associé à une pratique de yoga régénérante (et non stimulante).

Forte de cette expérience, j’ai instauré un rituel nourrissant pendant mes règles.

Pourquoi à ce moment là ?

Parce que c’est une limite biologique claire.

Parce que les règles se présentent de manière (relativement) régulière. Ce qui va te forcer à te reposer et prendre du recul régulièrement (efficace si tu es une idéaliste passionnée qui ne s’écoute pas (encore)).

(le premier frein de mes clientes ? C’est pouvoir appuyer sur pause justement, parce qu’elles sont déconnectées de leurs corps. Tes règles ont le bon goût de ne pas pouvoir être ignorées).

Ton rituel régénérant en 5 étapes

Créer un rituel c’est baliser un temps pour toi. Et avec ces 5 outils, tu as des bases pour créer ton propre moment de pause.

1 une limite claire pour tes proches et toi-même

« je ne suis pas disponible pendant X minutes »

Futile ?

Non.

La limite va te permettre de valoriser ce moment, de ne pas le prendre à la légère, ou de le caser « vite fait entre la poire et le fromage » (métaphore hein, tu saisis que la poire est optionnelle).

Non, ce n’est pas négociable.

Et non, ce n’est pas être une connasse que de se consacrer du temps.

Les vraies questions sont plutôt :

  • à qui je pose cette limite ? (à moi ? À ceux qui vivent avec moi?)
  • comment je marque cette limite clairement (= de manière ferme, mais douce)
  • quelle(s) conséquence(s) positive(s) ce temps aura t-il sur moi ? (évaluation des bénéfices pour te permettre d’investir ce moment pour de vrai)

2 une playlist apaisante

Tu peux mettre le groove que tu veux, je te propose une des miennes 🙂

3 Une odeur qui te porte

Une odeur au moment de ton rituel te permet de mieux concentrer ton attention vers ce moment.

Tu peux utiliser un encens ou des huiles essentielles.

Parmi les huiles essentielles que j’utilise régulièrement : lavande (calme et respect de ses émotions), ylang-ylang (sensualité et connexion à sa féminité), petit grain bigarade (apaisant), mélange Breathe (anti stress et aide à respirer). A essayer en les diffusant ou en appliquer 1 ou 2 gouttes sur les poignets et inhaler profondément avant de t’installer dans ta pratique.

4 une posture de yoga

Il y a mille et une possibilités de séquences et de postures pour te régénérer en yoga. Le plus simple est d’en conserver une seule (plus ton rituel sera complexe, moins tu as de chances d’aller au bout. Parole de feignasse).

Je te propose d’explorer la master king of posture pour les meufs : supta baddha konasana (le papillon allongé).

Tu places simplement tes jambes en losange, plantes de pied qui se touchent. Les mains de chaque côté du corps, sans chercher à retenir quoique ce soit. Laisse mâchoire, poitrine et hanches se relâcher à leur rythme, sans forcer. Cette pratique n’a rien à voir avec le contrôle, mais tout avec l’accueil et l’abandon nécessaire pour laisser placer au renouveau dans le cycle suivant.

Les bénéfices de cette pose :

  • aide au relâchement de l’abdomen et soulage ainsi les crampes menstruelles
  • draine les organes internes et peut aider à réduire le flux menstruel
  • améliore la circulation dans la poitrine et relâche les tensions dans le diaphgrame (anti stress)

Je te conseille d’utiliser un timer et de fixer une durée avec un rappel sonore : ton smartphone, une application de méditation type petit bambou avec un gong qui retentit. Temps de pratique conseillée : entre 3 et 10 mn.

Sur la photo j’ai placé une brique de yoga et un bolster pour me soutenir le dos, mais c’est totalement envisageable sans ce matériel.

5 un temps de clôture

Après ta pratique de yoga, tu peux choisir de clôturer ce moment par : une méditation, un temps d’écriture, un tirage de cartes…. cela dépend de ce qui te semble juste.

J’ai une énorme préférence pour l’écriture, qui me permet de poser en mots ce dont je pourrais délester pendant mes règles (et oui, la signification symbolique des règles c’est aussi abandonner ce dont on ne veut plus!).

-> Écrire, mais quoi?

Si tu te sens peu à l’aise avec ce médiateur, tu peux essayer de répondre à ces 3 questions :

– qu’ai-je accompli depuis le cycle précédent?

– qu’est-ce qui m’a soulé / agacé ?

– qu’est-ce que j’aimerais arrêter?

Respecter ce temps d’introspection, ce n’est pas « perdre » du temps.

Mais plutôt en gagner pour accueillir ton cycle suivant remplie d’énergie.

Alors, tu t’organises pour tes prochaines règles avec cette pratique?

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