J’ai toujours été quelqu’un de plutôt stressé : un certain perfectionnisme + une difficulté à demander = le combo parfait pour vouloir tout faire toute seule, tout gérer… et s’épuiser.
Mais globalement, je m’en sortais plutôt bien : en tant que salarié, j’avais une routine stable, que ce soit au niveau du travail ou du salaire. Sauf qu’en enseignant le yoga, ça a été le gros bordel…. qui m’a amené à devoir apprendre à mieux gérer mon énergie, en partant de mon cycle.

En montant ma boite pour donner des cours de yoga… j’ai découvert l’envers du décor. Quand bien même je garde toujours un job salarié à mi-temps (ce qui me libère d’une partie de la pression financière), je me suis retrouvée à devoir préparer mes cours / communiquer sur mes cours (hé non les élèves ne viennent pas seuls grâce à ma divine aura ou mes blagounettes) / gérer des prises de rendez-vous et concordance de planning pour les cours privés / écrire des articles de blogs (pour partager autour du yoga et me faire connaître!) / me former en communication et marketing (parce que quand tu viens du milieu du soin, tu ne sais pas vendre tes services. Sauf que sans argent, tu payes pas tes factures).

Tout ça avec le même temps disponible qu’avant.
Tout ça en ayant l’envie de continuer ma vie hors boulot (amis / famille / amour)
Tout ça en gérant mon esprit naturellement très créatif avec plein d’idées et l’impression de stagner car au final je ne mettais rien en place.

En gros, mettez donc une créative / sensible / perfectionniste dans un presse citron qu’elle auto-actionne seule.
Cela donne un résultat catastrophique : une professionnelle épuisée, frustrée de ne pas avancer dans son travail et triste de ne pas être pleinement présente pour le reste.

Une fainéante?

Au début, j’ai cru que j’étais une fainéante. Que je devais juste en faire PLUS. Que c’était pas non plus SI compliqué de gérer en même temps 2 jobs et une vie (des fois, je me dis que je me fous de grosses œillères quand même). Mais non. Le plus c’est bien, mais sans plan global, c’est juste un aller direct vers l’épuisement. La bonne nouvelle, c’est que cette expérience m’a permis de comprendre que je n’étais pas une machine. La mauvaise nouvelle, c’est que je m’effondrais puissance 1000 juste avant mes règles (avant d’être à mon compte, c’était juste un vague sentiment de déprime. Là c’était plutôt : laisse-moi seule je suis un gros caca qui ne mérite pas d’enseigner – ajoute en fond une musique épique et tragique).

C’est à ce moment-là que j’ai entendu pour la première fois parler du travail de Miranda Gray sur le cycle féminin.

Les 2 postulats de base de ses ouvrages qui ont changé ma vie (mais genre, vraiment) :
TU N’AS PAS LES MÊMES CAPACITÉS TOUT AU LONG DE TON CYCLE
TON CYCLE CE N’EST PAS QUE TES RÈGLES

Ce fut une révélation. Cela signifiait qu’il m’était autorisé d’avoir des coups de mous. Voir même qu’on pouvait être plus productive en respectant son cycle. Changement total de paradigme dans ma tête : ma « fainéantise » pendant mes règles est en fait un simple moyen de mon corps pour m’obliger à récupérer, et mon goût soudain pour l’autodépréciation pré-ragnagnas est juste… un passage, une circonstance avec laquelle je dois composer.

Utiliser son cycle féminin pour se faciliter la vie

Fort de cette lecture, j’ai commencé à conscientiser mon cycle : à l’observer. Puis à entreprendre des actions cohérentes avec chaque phase. Et j’en profite pour te filer les bases pour comprendre tes 4 phases.

1) La phase contemplative = observer et évaluer (règles)

Le plus simple à observer : les règles. Je sais bien qu’on n’a pas toutes le même rapport à cette période du mois : pour certaines c’est limite facile, là où d’autres nanas vont se tordre de douleur. J’ai bien cerné être un entre deux : mal mais trop. De ce fait, j’ai longtemps envisagé mes règles comme un problème récurrent mais pas trop relou. Quelque chose avec lequel je devais m’accommoder et faire comme si tout était normal. Erreur ! Cette période est une invitation globale à ralentir. C’est la période où tu peux entrer en méditation le plus facilement. En fait, si tu apprends à laisser les choses se faire, tu vas cibler l’essentiel : ton corps étant fatigué, tout ce que tu fais est important. Le mode minimum en somme. Si tu observes, tu vas vite trouver ce qui est relou / n’a plus sa place / doit partir. Et tu vas pouvoir établir un plan pour le mois suivant en donnant du temps et de l’énergie pour ce qui est réellement important. C’est une phase intuitive, où les réponses vont peut-être survenir de manière surprenante… si tu te laisses l’opportunité de ralentir.

2) La phase dynamique = planifier (phase pré-ovulatoire)

La phase dynamique démarre doucement à la fin de tes règles. Progressivement, tu as plus d’énergie, une envie de faire des choses et de sortir de la léthargie ambiante. Hourra ! C’est THE moment pour planifier et organiser. En fonction de l’évaluation faite dans la phase précédente, ouvre ton agenda et pose des actions et des dates ! C’est la phase idéale pour démarrer un nouveau projet, un nouveau sport, travailler sur une nouvelle habitude… Au niveau physique tu es globalement endurante, pleine de peps. Et niveau émotion c’est toutouyoutou dans ta tête. Seule ombre au tableau ? Tu es un chouilla centrée sur toi-même… Attention de ne pas oublier les autres !

3) La phase expressive = communiquer (ovulation)

Sans t’en rendre compte, tu vas glisser vers la phase expressive. C’est un peu la phase « Queen of the Universe ». Quand je suis dans cette phase, je me sens vraiment plus reliée aux autres (ce qui n’est pas hyper évident à la base pour une introvertie). Que tu bosses seule ou avec d’autres, tu vas sûrement percevoir avec plus de facilités les besoins des autres, tu peux faire preuve de plus d’empathie et d’écoute. C’est une super phase pour communiquer sur ton entreprise, ou tout simplement te transformer en leader pacifique à la réunion de 11h ! Et c’est bingo question patience, même dans les relations compliquées.

4) La phase créative = solutionner, créer (phase post ovulatoire)

Peut-être que tu vas passer de l’envie de faire des câlins à un bisounours à celui de MANGER ce même bisounours. Tout ça en moins de 5 mn. La phase créative c’est le roller-coaster émotionnel, avec des hauts, des bas des revirements très rapides. Toute action / émotion est multipliée par 1000 en intensité. C’est le fameux syndrome « pré-menstruel ». Je préfère nettement le concept de phase créative. Même si ce n’est pas facile à vivre, cette phase répond à une urgence : créer. Que ce soit une création « artistique » au sens commun (peinture, mandala, danse…) ou bien appliqué à la vie quotidienne : trouver une solution à un problème, un lien inédit entre deux sujets… C’est moins glamour mais c’est aussi le moment où tu peux avoir des envies de ménage, de tri, de rangement. Perso, c’est souvent une phase où je finis des choses : des rédactions de bilans, de la compta en retard… Le plus dur à trouver étant une stabilité dans cette phase de montagnes russes. Car petit à petit, tu as de moins en moins d’énergie et de capacité à te concentrer… ce qui signe le glissement progressif vers la phase contemplative : la boucle est bouclée!

Si on résume :

– Phase contemplative : relâcher, faire le minimum, observer
– Phase dynamique : agir, planifier, compter, être un leader
– Phase expressive : échanger, écouter, communiquer, aller vers les autres
– Phase créative : trier, créer, trouver des solutions, stabiliser

 

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