Cette semaine on poursuit notre exploration détox plus loin, avec notre environnement. Et oui, la détox pour moi, c’est pas juste 3 jus de céleri pendant 3 semaines… C’est aussi l’occasion de se poser des questions concernant ce que l’on possède.

En yoga, on parle de « aparigraha » = non attachement, dénuement matériel.

Sans aller jusqu’à ne rien posséder, j’aime beaucoup cette phrase de Dominique Loreau :

« Ce n’est pas nous qui possédons les choses. Ce sont elles qui nous possèdent » 

Comment une simple « chose » pourrait-elle nous posséder? Plus l’on possède de choses plus l’on doit… :

– les ranger (et donc payer pour avoir de l’espace pour les stocker)

– faire réparer ces objets

– faire le ménage

En bref, on y consacre du temps et de l’argent.

Mais… certains objets nous facilite la vie? Oui. Clairement. Encore heureux d’ailleurs 🙂 La détox de notre « environnement » n’est pas de vivre avec le strict minimum. Mais plutôt de rendre consciente notre réflexion autour de la consommation et de la possession.

Comment commencer?

– Choisir un moment où vous êtes disponible (une après midi complète, un week-end…)

Délimiter une zone qui vous encombre psychiquement : une armoire, un tiroir, une pièce, les papiers administratifs…

– Objet par objet, se poser différentes questions : depuis quand je ne l’ai pas utilisé? est-ce que je m’en sers souvent? est-ce que ça m’apporte de la joie (oui, on est pas obligé de garder que des choses « utiles ». un très beau vase qui embellit son intérieur c’est nourrissant aussi)? est-ce que je le garde par obligation?

– Petit à petit, séparer en 3 tas : à vendre, à donner, à recycler/jeter

Faire le point

Pourquoi avoir envie de vivre avec moins? Plusieurs raisons : diminuer son impact environnemental en consommant moins, simplifier son quotidien, réduire ses dépenses, avoir envie de se concentrer sur d’autres dimensions de sa vie…. Aucune raison n’est plus ou moins valable qu’une autre.

C’est loin d’être facile.

Pendant votre tri,vous allez sûrement vous retrouver face à des émotions contradictoires :

– euphorie (de l’air, de l’air!)

– abattement (c’est impossible)

– joie (de retrouver un objet caché par d’autres)

– peur (de manquer, de décevoir..)

– culpabilité (se séparer de quelque chose qui nous a couté cher ou qu’on nous a offert)….

C’est normal. Pas si simple de s »interroger sur ses besoins et ses attachements 🙂

Gardez à l’esprit que :

– l’argent perdu en achetant quelque chose « d’inutile » est déjà perdu et que vous pourrez sûrement faire un heureux en le donnant ou revendant (et même en tirer une leçon sur vos besoins!)

– le manque est très relatif, beaucoup de choses se prêtent / se retrouvent facilement d’occasion

Et après?

C’est bien de faire « un grand tri ». Mais en commençant à réfléchir sur vos objets, vous aurez sûrement besoin d’y prêter une attention régulière. C’est si facile de se laisser envahir à nouveau!

LA suite? Détox dans la tête!! Voir la partie 3

D'autres articles sur le même thème